À vos agendas!

Sortez vos agendas, car de nombreuses activités vont avoir lieu à L’Artothèque ! Aujourd’hui, samedi 25 mars à 14 h, nous avons la visite des diplômés de SéminArts. Ce programme éducatif sous forme de rencontres propices aux échanges permet aux participants de rencontrer plusieurs acteurs du monde de l’art. Lors de cette rencontre, nous aurons le […]

L’instabilité du réel

Du 23 février au 25 mars, L’Artothèque présente en collaboration avec la compagnie de création La Grande Chasse l’exposition «L’instabilité du réel» dédiée au mouvement artistique de l’art optique.

Qu’est-ce que l’art optique?

L’art optique ou l’op art est un mouvement artistique apparu dans les années 50. Les œuvres jouent avec la perception visuelle de l’observateur afin de créer des illusions d’optique.

«C’est la perception déformée de la réalité, de la forme, de la couleur, des dimensions ou du mouvement des objets. L’œil perçoit une image, qui est ensuite analysée par le cerveau. Le cerveau cherche à mettre du sens, mais si les informations sont contradictoires, il ne parvient pas à les interpréter.

À un moment donné, le cerveau face à toutes ces informations ambiguës, sature et se fatigue. Par conséquent, il amplifie les contrastes, les contours, les couleurs, les perspectives, les reliefs, les mouvements.» (Citation prise dans l’article «Victor Vasarely, grand maître de l’art optique», publiée sur le site internet de L’Express le 27 janvier 2015).

Voici une vidéo qui date de 1966 et qui traite de l’art optique dans la vie quotidienne

Les artistes exposés

L’exposition présentera des toiles de la collection permanente de L’Artothèque, dont des Vasarely, Molinari et Tousignant et mettra en lumière les œuvres des artistes ayant répondu à l’appel de dossier : Annie Briard, Emmanuel Chieze, Kamille Cyr, Michel-Pierre Lachance et Serge Lemonde!

Annie Briard

Démarche artistique 

L’expérience phénoménologique de la réalité versus l’imaginaire formule une thématique à la base de sa pratique artistique. Portant l’emphase sur la vidéo, en passant par la photographie, la sculpture et l’installation, cette artiste se questionne sur la construction des limites arbitraires entre ces deux zones.

Sa recherche est axée sur la perception visuelle et l’affect, tel qu’inspiré par la rêverie poétique ou l’émerveillement. Influencée par le surréalisme, la neuroscience et la psychologie cognitive, elle crée des œuvres qui tentent de faciliter le mouvement fluide entre la perception physique et psychique. Souvent sous forme d’installation, ses œuvres sont constituées soit d’images captées et réinterprétées ou entièrement simulées, et d’illusions visuelles immersives afin d’offrir une expérience personnelle pour son public.

Biographie 

Annie Briard est une artiste montréalaise basée à Vancouver depuis 5 ans. Sa pratique se penche sur la perception visuelle et ses idéologies en ce qui a trait au réel versus l’imagé et l’imaginaire, sous l’optique de l’image en mouvement.

Ses œuvres font l’objet d’expositions individuelles et de groupe à travers le Canada et internationalement, incluant des galeries et festivals à Paris, New York, Rio, Madrid, Basel et Beijing. Elle a participé à des résidences au Centre Banff, à White Rabbit (Halifax) et au World Event Young Artists en Angleterre, ainsi que des événements tels qu’Art Souterrain (2009-2012) et Capture Photography Festival, Vancouver (2015, 2017). Ses expositions individuelles récentes sont présentées à Back Gallery Project, Black & Yellow et le centre d’art médiatique VIVO à Vancouver ; au Centre 3 à Hamilton ; La maison des artistes à Winnipeg, et la galerie Joyce Yahouda à Montréal. Briard est récipiendaire de bourses de projets du British Columbia Art Council et du Conseil des Arts du Canada. Cette année, son exposition « Vision Trouble » s’est mérité la couverture de la revue Liaison.

Sa pratique s’articule d’autant plus par son travail en enseignement et en gérance d’organismes culturels. Elle détient un BFA de l’Université Concordia et une maîtrise en arts médiatiques de l’Université Emily Carr. Elle est représentée par la galerie Joyce Yahouda et la Back Gallery Project.

 

Visitez son site pour en savoir plus sur son travail.


Emmanuel Chieze

Démarche artistique 

Sa démarche artistique prend sa source dans l’observation des menus détails du quotidien. Parfois, il témoigne simplement de ce qui l’entoure, en s’inspirant des paradigmes classiques de la photographie documentaire ou de la photographie de paysage. Le plus souvent, son observation du quotidien l’amène plutôt à une pratique expérimentale qui résulte en des abstractions formelles. Ces abstractions qui font souvent référence au dessin ou à la peinture de par leur apparence s’inscrivent néanmoins bel et bien dans un cadre photographique. Il se sert d’objets ou de situations concrètes pour en faire apparaître la nature abstraite sous-jacente. Emmanuel explore ses deux thèmes de prédilection, la lumière et les surfaces, en les décontextualisant par des transformations effectuées à la prise de vue ainsi que par des changements d’échelle. Sa démarche vise à montrer ce qui est au-delà de l’immédiatement accessible. Il se sert de son appareil photographique comme d’autres se serviraient d’un kaléidoscope, pour transformer des objets concrets en images plus abstraites où les textures, les couleurs et les formes sont présentes pour elles-mêmes. Avec cette méthodologie, il interroge et transforme les idées et les codes qui sous-tendent la représentation photographique conventionnelle. Son but est de transformer notre conception de la représentation. 

Biographie 

Emmanuel Chieze est un artiste basé à Montréal. Il terminera le BFA en Studio Arts de l’Université Concordia, spécialisation en photographie, en 2017. Ses intérêts artistiques résident tant dans l’observation des menus détails a priori insignifiants du quotidien que dans l’expérimentation photographique menant à des abstractions visuelles. Art Souterrain a présenté une de ses installations photographiques en 2014, et il a eu sa première exposition individuelle au Centre Boréart de Granby en 2015 suivie d’une autre au Centre Culturel Calixa-Lavallée à Montréal en 2016. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions de groupe (Galerie Espace Projet, Galerie Lilian Rodriguez, Galerie du Centre Stewart-Hall à Pointe-Claire, Artothèque de Montréal). Son travail a également été publié dans Light Journal.

Visitez son site pour en savoir plus sur son travail.


Kamille Cyr

Démarche artistique

Découlant d’une recherche formelle, la forme et la couleur deviennent les points focaux d’une exploration en constante évolution. Avec pour point de départ le ludisme et les mathématiques, les pièces créées donnent lieu à une confrontation entre objets familiers et formes géométriques. Les matières brutes et les couleurs vives marquent sculptures, installations et oeuvres picturales.

La classe moyenne, l’enfance, la routine, l’urbanisme et leurs symboliques sont les thèmes explorés par Kamille Cyr. L’influence de la société industrielle sur son milieu, le quotidien et la dualité entre le familier et les normes teintent l’essentiel de ses productions. Les arts visuels sont utilisés comme ébauche pour surpasser une description ou une analyse de la façon dont nous percevons notre vie sociale.

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Michel Pierre Lachance

Démarche artistique

Il croit que l’abstraction est une résultante de la perception et qu’elle est avant tout un mode de la pensée. Tout ce qui est vu, entendu, senti passe inévitablement par un schème intériorisé en chacun de nous. Il cherche donc, en ce qui le concerne, à en exprimer le mouvement, la transparence en s’inspirant de sa narration sous-jacente.

Pour ce faire, il développe donc mon langage visuel à partir d’influences culturelles. Son intention première est de s’appuyer sur le réel en l’interprétant à partir des observations, de la recherche de signes ou de symboles en lien avec des lieux visités ou une idée. Le Maroc et l’Inde ont été ses première sources d’inspiration. Par la suite, il a aussi fait référence à un imaginaire personnel – comme au début de ses séries – et à des peintres qu’il découvrait en même temps ou qu’il connaissait déjà, tel Molinari, David Hockney, Barnett Newman. C’est ainsi qu’il a développé un vocabulaire pour chaque série, donnant à chacune une expression du réel, une forme, un motif et une coloration, une histoire.

C’est ainsi que la ligne devient le leitmotiv de toute son oeuvre par son traitement et ses caractéristiques particulières.

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Serge Lemonde 

Biographie (courte)

Serge Lemonde est né le 5 janvier x945 à St-Hyacinthe. ll fréquente l’École des Beaux-Arts  de Montréal de r95z à 1966 et y côtoie notamment Serge Lemoyne, Pierre Ayot, Yvon Cozic et Gilles Boisvert.

En 1968, la Galerie Libre, à Montréal, accueille son premier solo, pour lequel la critique réserve un bon accueil. Cette même année, il représente  le Canada à la Biennale  de Barcelone, Lemonde fait  la connaissance de Pierre Riverin en 1982, une rencontre déterminante pour la suite de sa carrière; le galeriste devient son principal collectionneur et son mécène. Entre 1989 et zor4, huit expositions solos ont lieu àla  Galerie Riverin-Artlogos dans  les Cantons-de-l’Est.  En 1985, le peintre inaugure le Centre d’exposition  Expression de Saint-Hyacinthe. ll y retournera en xggg et en zor5. En zooz, le  Musée du Bas-Saint-Laurent lui consacre une importante rétrospective qui circulera  dans plusieurs villes du Québec.

Au cours de sa carrière, Serge Lemonde a présenté z5 expositions solos et a participé à  3z expositions collectives au Canada et à l’irtternational. Ses peintures font partie de collections privées, de même que de collections institutionnelles:  Musée du Bas-Saint-Laurent, Musée des beaux’arts  de Montréal,  Musée d’art contemporain  de Montréal,  frlusée national des beaux-arts du Ouébec, Musée d’art  de loliette, Musée des beaux-afts de Sherbrooke, Université de  Sherbrooke, Collectian Lavalin, Cégep de Saint-Hyacinthe.ll vit et travaille à Ste-Julie, au Québec.

Visitez son site pour en savoir plus sur son travail.

[L’Artothèque soutient la Fondation du Dr Julien]

L’Artothèque est fière de supporter les activités de la Fondation du Dr Julien en faisant un don de 8 œuvres d’une valeur totale estimée de 10 500 $ au Garage à musique. Par ce don d’œuvres d’art, L’Artothèque souhaite rejoindre la mission principale du Garage à musique qui est d’accompagner les jeunes enfants dans leur développement social. […]

[Ma première expo]

Depuis le 31 janvier 2017, L’Artothèque travaille en collaboration avec l’École Saint-Enfant-Jésus de Montréal sur un projet d’éducation artistique et culturelle. Ce dernier a pour but de faire découvrir aux élèves de 3e année un lieu culturel montréalais et de leur faire vivre plusieurs activités enrichissantes. Certaines de ces activités ont permis l’appréciation d’œuvres d’art contemporain alors que d’autres […]

[Juxtaperspective]

Découvrez les artistes de l’exposition Juxtaperspective présentée à L’Artothèque.  Florence Yee Florence Yee, artiste basée à Montréal, étudie les Beaux-Arts à l’Université Concordia. Elle s’intéresse à l’hyperréalisme, aux politiques identitaires et à l’histoire de l’art dans une perspective postcoloniale. Elle vient de terminer une longue résidence à l’École d’Art d’Ottawa qui marque le début de sa […]

[Résonances]

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Le 30 septembre et le 1e octobre 2016, L’Artothèque fête Les journées de la culture !

Afin de célébrer le 20e anniversaire des Journées de la culture, L’Artothèque vous offre deux soirées d’activités gratuites ayant pour thème la musique !

Nous vous proposons de découvrir les artistes qui tout au long de l’évènement Résonances, établiront le lien entre l’art visuel, la musique et la danse.

RÉSONANCE I – Une soirée qui allie art visuel, musique et danse

Vendredi 30 septembre de 17 h 30 à 19 h, les artistes invités s’inspirent des œuvres de l’exposition Imprimé d’idées afin de les interpréter selon leur discipline.

Cléo Palacio-Quintin, de 17 h 30 à 18 h

Musicienne polyvalente avide de création, la flûtiste-improvisatrice-compositrice Cléo Palacio-Quintin participe à de nombreuses premières et performances multidisciplinaires. Elle compose des musiques instrumentales et électroacoustiques pour différents ensembles et œuvres médiatiques.

Depuis 1999, elle développe ses hyper-flûtes. Branchées à un ordinateur à l’aide de capteurs électroniques, ces flûtes permettent de créer des univers sonores interactifs et de contrôler du traitement vidéo en direct. Elle est la première femme à obtenir un Doctorat en composition électroacoustique à l’Université de Montréal (2012) et est une collaboratrice du Centre interdisciplinaire de recherche en musique, média et technologies (CIRMMT). 

 

 

Miguel Graça, de 18 h  à 18 h 40 

Miguel Graça est un DJ de renommée internationale ayant travaillé avec de nombreux artistes et entreprises musicales. Il est récipiendaire d’un prix Juno dans la catégorie de l’enregistrement dance de l’année.

Auteur de plusieurs albums et singles, il fonde en 2003 Pronto Musique et en 2012 Release The Pressure pour lequel il fait également des podcasts du même nom.

Miguel est un artiste multidisciplinaire qui souhaite partager avec le public tous les aspects de sa production audio et visuelle. Vous pouvez également suivre cet artiste grâce à son compte Instagram !

Élise Bergeron, de 18 h 15 à 18 h 45
Crédit: Philippe Poirier

Crédit: Philippe Poirier

Élise a étudié à L’École de Danse Contemporaine de Montréal (EDCMTL), d’où elle est diplômée et récipiendaire de la bourse Sofia Borella en 2010. Depuis, à titre d’interprète, elle travaille régulièrement avec Emmanuel Jouthe (Danse Carpe Diem) Elle a aussi l’occasion de plonger dans l’univers de différents créateurs tels Manuel Roque, Stéphane Gladyszweski, Katia-Marie Germain, Alain Francoeur, Audrey Rochette, Marie Béland, Lynda Gaudreau, ainsi que des compagnies Bouge de là, La Marche du Crabe Les Imprudanses et Cassiopée Danse.

Au sein de la compagnie de danse in situ, Atypique-Le Collectif, elle remplit le rôle hybride d’interprète-chorégraphe. À travers les pièces TRAME, SQUAT 4200 et Question d’Aplomb, elle questionne l’individu vis-à-vis la collectivité. Dans une tout autre esthétique, son travail chorégraphique élaboré auprès de Philippe Poirier s’articule autour de la connexion intime entre deux individus. Strictement {a} statique et Alliage Composite ont été présentées à plusieurs reprises dans le cadre de Tangente, Vue sur la Relève, Accès Danse, OFFTA et Émergences Chorégraphiques (QC).

En 2015, elle prend part en tant qu’interprète-créatrice au projet multidisciplinaire HUE, présenté en Suède, à Berlin et à Londres.

Elle travaille présentement sur une nouvelle création, BLAAWE, en étroite collaboration avec l’interprète Rosie Contant, le compositeur Jossua Bucci et l’altiste Olivier Marin.

Depuis 2012, elle est enseignante aux cours récréatifs de l’ÉDCMTL et assiste Sylvain Lafortune dans les cours de travail de partenaire.


RÉSONANCE II – La musique comme source d’inspiration

Samedi 1er octobre de 10 h 30 à 12 h, venez expérimenter l’écriture optimiste avec l’écrivaine Rossana Bruzzone. 

L’écriture optimiste est une branche de l’écriture autobiographique qui vise à souligner les beaux événements, les belles rencontres et les surprises que nous vivons au quotidien.

À l’occasion du 20e anniversaire des Journées de la Culture, l’écriture est associée à la musique pour créer un ensemble encore plus intense, amusant et captivant.

Cette activité est pour tous : jeunes, adultes, ainsi que familles. Aucune aptitude particulière n’est requise, le but étant de laisser libre cours à sa créativité!

Atelier d'écriture optimiste

De 13 h à 14 h, la conférencière Cléo Palacio-Quintin de la SQRM donne une conférence qui présente le lien étroit qui unissait la musique à l’artiste Vassily Kandinsky.

Vassili Kandinsky (Moscou 1866 – Neuilly-sur-Seine 1944), peintre et graveur, s’est illustré comme un des plus grands artistes du début du XXe siècle, étant un des premiers à réaliser des œuvres abstraites. En plus de créer de nombreuses toiles, aquarelles et gravures sur bois, il a mené une importante carrière d’enseignant tout en s’efforçant de définir les fondements d’une théorie de l’art pictural et de comprendre comment l’esprit de l’artiste œuvre à sa réalisation.

Son livre Du spirituel dans l’art marque ses contemporains dès sa parution en 1911. La musique est pour lui une grande source d’inspiration, dont témoignent ses échanges avec le compositeur Arnold Schönberg (Vienne 1874 – Los Angeles 1951). Les titres de plusieurs de ses tableaux y font également référence.

Plus d’un siècle après ses premières œuvres abstraites, les tableaux et les écrits de Kandinsky sont maintenant une source d’inspiration fertile pour la flûtiste et compositrice Cléo Palacio-Quintin qui compose actuellement une suite musicale à son intention.

Venez admirer l’œuvre de l’un et entendre celle de l’autre, dans le cadre des Journées de la culture!

Cette conférence est suivie d’une médiation faite par l’artiste Élisabeth Dupond autour de son œuvre « Portrait Gravé II » en ce moment sur les murs de notre salle d’exposition.

[Clin d’art #143] « Imprimé d'idées » «Portrait gravé 2». 2012. Élisabeth Dupond. Gravure sur bois. 96 x 109 cm 18 $ par mois pour un particulier (taxes incluses). © L’Artothèque. Tous droits réservés.

[Clin d’art #143] « Imprimé d’idées »
«Portrait gravé 2». 2012.
Élisabeth Dupond.
Gravure sur bois. 96 x 109 cm
18 $ par mois pour un particulier (taxes incluses).
© L’Artothèque. Tous droits réservés.

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[Atelier d’impression sur tissus]

Le 17 septembre aura lieu à L’Artothèque un atelier d’impression sur tissus à partir de détails visuels tirés de trois oeuvres exposées lors l’exposition « Imprimé d’idées ».

L’artiste Aygerim Syzdykova animera cet atelier de 2 h 30 durant lequel vous apprendrez les bases de la linogravure. À la fin, vous repartirez avec un sac sur lequel vous aurez imprimé autant de motifs que vous le souhaitez !

Eventbrite - [Imprimé d'idées] Atelier d'impression sur tissus

La linogravure

La linogravure est une technique de gravure en taille d’épargne, c’est-à-dire que les parties creusées ne sont pas destinées à être imprimées, on dit alors que l’on « épargne le dessin ».

À l’aide de gouges (petits ciseaux dont le bout est concave), l’artiste creuse une feuille de linoléum avant d’y apposer une encre grâce à un rouleau pour l’impression du dessin.

Le linoléum est composé « d’un mélange de poudre de liège, d’huile de lin, de gomme et de résine, l’ensemble étant comprimé sur une toile de jute ».

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Des motifs tirés de trois œuvres de l’exposition

Les motifs sont tirés des œuvres de James Guitet, John Kenneth Esler et Louise Julien. Vous pourrez utiliser autant de motifs sur votre sac que vous le souhaitez

Voici deux exemples de motifs que vous pourrez utiliser lors de l’atelier : 

Détail de l'oeuvre: «Sans titre». James Guitet. Eau forte. 57 x 48,5 cm © L’Artothèque. Tous droits réservés.

Détail de l’oeuvre:
«Sans titre».
James Guitet.
Eau forte. 57 x 48,5 cm
© L’Artothèque. Tous droits réservés.

Détail de l'oeuvre: «Night letter». John Kenneth Esler. Eau forte. 63.5 x 82 cm © L’Artothèque. Tous droits réservés.

Détail de l’oeuvre:
«Night letter».
John Kenneth Esler.
Eau forte. 63.5 x 82 cm
© L’Artothèque. Tous droits réservés.

Dans les coulisses de la préparation de l’atelier

Grâce aux photos de l’artiste Aygerim, nous vous proposons de plonger au cœur du processus de création des motifs utilisés pour l’impression lors de votre atelier!

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Les motifs sont prêts et nous avons acheté ce matin les premières fournitures pour l’atelier. Vous allez donc utiliser des sacs 100 % coton sur lesquels vous imprimerez vos motifs grâce à de l’encre de sérigraphie

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[Imprimé d’idées]

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Jusqu’au 8 septembre, découvrez les différentes techniques de gravure qui seront représentées lors de l’exposition Imprimé d’idées.

La lithographie

Inventée en Allemagne au 18e siècle, la lithographie (du grec lithos, pierre et graphein, écrire) est une technique d’impression à plat qui permet de reproduire des dessins tracés avec un crayon gras sur une pierre calcaire.

L’artiste dessine directement sur la surface plane avec un crayon gras ou une encre grasse. Une fois le dessin terminé, la surface peut-être lavée avec un mélange d’acide nitrique et de gomme arabique, on appelle cette technique la « morsure de la pierre ». Ce procédé a pour effet de faire pénétrer le crayon ou l’encre dans la surface.

Après avoir mouillé la surface grâce à une éponge, on applique l’encre avec un rouleau avant de passer le papier sous presse pour l’impression.

Ce procédé doit-être fait à chaque fois sur une pierre différente si l’on utilise de la couleur !

Vous voulez en savoir plus sur cette technique? Nous vous recommandons ce court reportage :

La lithogravure

Cette technique proche étymologiquement de la lithographie est une technique pourtant bien différente.

L’artiste ne dessine pas sur la pierre, il utilise des outils afin de la creuser pour créer une gravure qui servira de support d’impression.

La lithogravure est une technique très ancienne qui est à l’origine de la lithographie.

La vitrogravure

La vitrogravure est une technique inventée et brevetée en 1974 par l’artiste québécois Marc Sylvain. Son œuvre « Le hibou » fait en 1971 sera exposée à L’Artothèque dans le cadre de l’exposition Imprimé d’idées.

Sa technique consistait à briser un miroir pour ensuite recouvrir d’encre ou de peinture les morceaux brisés. De cette manière, l’artiste pouvait ensuite faire une impression de l’œuvre grâce à la technique de l’estampe.

D’après un texte de Yvon Goulet, publié le 27 avril 2013 sur le site internet bazoom.ca 

La gravure sur bois

Cette technique inventée au XIVe siècle est un procédé d’impression en relief sur du bois plat. L’artiste peut dessiner sur le bois directement pour ensuite l’inciser à l’aide de canifs, de gouges et de ciseaux à bois.

Une fois ces étapes terminées, de l’encre est disposée sur le bloc pour procéder à l’impression sur papier. Le plus souvent à l’aide d’une presse, l’artiste exerce une pression uniforme sur le bloc et le papier afin de réaliser son épreuve.

L’eau forte

L’eau forte est une technique de gravure sur une plaque métallique à l’aide d’acide que l’on appelle anciennement « eau-forte ».

La première étape consiste à préparer sa plaque métallique en la dégraissant et en y appliquant du vinaigre et du sel. Ce mélange doit-être frotté, rincé et séché pour la recouvrir d’un vernis.

À l’aide d’une pointe métallique, l’artiste va ensuite gratter le vernis pour laisser à nu le métal et faire apparaître son dessin. Il plongera alors la plaque dans un bain acide (technique de la morsure) pour marquer les tailles. La plaque pourra être encrée pour réaliser les tirages.

Nous vous conseillons de regarder cette courte vidéo sur la technique de l’eau forte de l’artiste Patrice Henry-Biabaud.

La sérigraphie

Cette technique d’impression consiste à faire passer de l’encre à travers un écran. L’encre se dépose sur les parties ouvertes de l’écran pour faire apparaître le dessin sur le support (papier, carton, tissu, métal, bois, plastique ou verre).

L’écran est le plus souvent composé d’un tissu tendu et fixé sur un cadre. Anciennement, l’écran était en soie (du latin sericum, la soie), aujourd’hui remplacé par le polyamide.

L’artiste utilise la technique dite de l’insolation pour préparer le tissu à l’impression, c’est-à-dire qu’il dépose une émulsion photosensible sur l’écran (un peu à la manière du développement en photographie) pour rendre la surface poreuse aux endroits à imprimer. L’encre est appliquée ensuite à l’aide d’une racle pour imprimer le dessin sur le support.

Cette courte vidéo (en anglais) vous montrera les étapes de cette technique.

Le pochoir

Cette technique d’impression très populaire consiste à découper différents matériaux tels que le papier, le carton le plastique, le bois ou le métal pour créer un pochoir.

On applique au travers du pochoir de la couleur grâce à des pinceaux, éponges, stylos ou encore aérosols pour créer son œuvre.

L’histoire du pochoir remonte à la Préhistoire, nous vous conseillons l’article paru sur le site internet « Les murs de pierre » pour en savoir plus sur cette technique.

La collagraphie

Pour faire cette technique d’impression, l’artiste colle sur un support rigide différents matériaux sur lesquels on applique de la peinture pour produire une image lors de l’impression.